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Joël JOSSELIN

Et maintenant !

Les présidentielles passent, les législatives commencent, les revendications demeurent...

Quand on est militant ou adhérent FORCE OUVRIERE (et c’est ce qui étonne toujours à l’extérieur), on peut être individuellement de droite, de gauche, du centre, écologiste, ailleurs ou de nulle part, ce qui nous réunit c’est notre condition de classe. L’indépendance, cela veut dire que notre référence est la Charte d’Amiens et que nous «  regroupons tous les travailleurs en dehors de toute école politique » et nos principes sont clairs : à FO, pas de racisme, pas de nationalisme, pas de xénophobie, que de l’internationalisme ouvrier.

C’est pourquoi, à Force Ouvrière, nous n’avons donné aucune consigne de vote directe ou indirecte, nous n’avons pas appelé à battre tel ou tel candidat, nous n’avons pas participé à je ne sais quel front commun politico-syndical, nous ne nous sommes pas érigés en directeurs de conscience, nous n’avons soutenu aucun programme… Indépendants, tout simplement !

Ainsi, au lendemain de cette première période électorale, pouvons-nous sans aucun problème continuer à faire valoir nos revendications. Les 200€ mensuels supplémentaires, sauver notre sécu (celle de 1945 qui fait que chacun cotise selon ses moyens mais est soigné selon ses besoins), empêcher les plans sociaux et stopper les licenciements, arrêter la casse de la fonction publique, s’opposer aux accords compétitivité-emploi, retrouver notre retraite à 60 ans et nos 37,5 années de cotisations...

Et les revendications, il y en a. Que ce soit pour nos camarades de PSA La Janais confrontés à l’avenir de leur site, pour les conducteurs de bus qui revendiquent des moyens pour assurer leur sécurité, les salariés de Carrefour et de WebHelp dans l’angoisse de l’annonce de plans sociaux, ceux de la Police dans l’action jeudi prochain notamment pour la fin de la RGPP, etc...

Allons-nous assister au redémarrage de la machine à austérité abreuvant le capital ou nos revendications vont-elles être entendues ? Allons-nous être confrontés à «l’union nationale» pour réduire les déficits et nous faire payer la dette ou va-t-il être possible de réaliser l’unité des syndicats pour les revendications communes ? Que va-t-on nous préparer cet été ? Déjà, la veille du deuxième tour des présidentielles, le Conseil Constitutionnel a abrogé la loi sur le harcèlement sexuel laissant sur le carreau tous les salariés qui sont en attente d’une décision des tribunaux (à quand le harcèlement moral ?). Notre dernier Comité Confédéral National avait déjà prévenu tout le monde : nous ne laisserons pas faire.

Dès que le nouveau gouvernement sera installé, notre Confédération, nos Fédérations et nous à notre niveau demanderont à être reçues par les autorités de l’Etat pour présenter nos revendications. Et si nous ne sommes pas entendus se posera la question des moyens à mettre en œuvre collectivement pour les faire valoir. Que chacun se tienne donc prêt...

Ni austérité de droite
Ni austérité de gauche
Ni austérité syndicale


Rennes, le 7 mai 2012, Joël JOSSELIN, Secrétaire Général

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